La permaculture – Des rendements incroyables

Ce mot-valise signifie « culture permanente » et trouve son origine dans des méthodes de culture qui permettent à la terre de garder sa fertilité naturelle. Etant donné l’état de la grande majorité des sols actuels, la permaculture augmente considérablement la fertilité du sol et donc sa productivité.

Depuis quand parle-t-on de permaculture ?

Dans les années 1950, Percival Alfred Yeomans développa la méthode des contours. C’est une façon bien particulière d’approvisionner une terre cultivée en eau basée sur un aménagement atypique.

Mais jusqu’en 1975, on ne savait pas vraiment comment réussir à cultiver les céréales et les légumineuses en quantité satisfaisante en utilisant la méthode de la permaculture. C’est lorsqu’il a lu le livre du japonais Masanobu Fukuoka, que Bill Mollison a pu adapter ces travaux à la permaculture.

Le japonais avait réussi à cultiver des céréales comme le riz ou encore l’orge sans travailler son sol, sans utiliser de machine pour désherber, sans aucun engrais ou pesticides chimiques mais juste en recouvrant ses cultures d’une couverture permanente de trèfles blancs.

Le résultat des travaux fut impressionnant ! Ses rendements étaient identiques, voire même supérieurs à ceux obtenus grâce à l’agriculture chimique. Depuis l’heure, la permaculture est plus qu’une méthode, c’est une philosophie, un art de vivre !

Il est considéré que les australiens Mollison et Holmgren sont les pères fondateurs de la permaculture. A la fin des années 70’s, ces deux chercheurs avaient compris déjà que l’agriculture intensive qui recouvrait les terres à travers le monde était néfaste et tuerait la Terre à terme. Tout cela était bien sûr du au fait que les méthodes agro-industrielles réduisaient la biodiversité, empoisonnaient l’eau et la terre et érodaient les sols jusqu’à les rendre stériles. Commençait alors à germer l’idée d’une agriculture respectueuse et pérenne amenant à une autosuffisance.

Ces premières études ont inspirés de nombreux autres chercheurs qui optimisèrent ce procédé suite à des travaux réalisés. Par exemple, l’étude du principe suivant lequel la flore optimise son utilisation de l’énergie, ou encore la preuve apportée que l’agriculture ne peut pas être mondialisée, chaque terre est adaptée à un climat et donc un type de culture particulier.

Pour affiner leur idée, les deux chercheurs ont cultivé des centaines de sites en permaculture pour en vérifier les rendements. Une fois leur théorie validée, ils écrivirent des livres et enseignèrent leurs méthodes à travers le monde entier pour évangéliser les scientifiques mais également les agriculteurs à cette méthode durable. L’objectif de Mollison et Holgrem était de sensibiliser suffisamment de personnes pour qu’à terme on voit émerger des territoires autosuffisants, résilients, durables et interconnectés entre-eux.

Deux mouvements peuvent être distincts en permaculture

L’agriculture permanente, appelée la permaculture originelle. Ici on se focalise sur une gestion pérenne et respectueuse des systèmes agricoles, c’est à dire qui prend en compte la diversité de la faune et la flore, la stabilité des sols et la résilience de l’écosystème créé. L’objectif est de pouvoir retirer de la nature tout ce qui est nécessaire à l’homme : nourriture, logement et énergie.

La permaculture de design considère quant à elle les connexions entre tous les éléments de cet écosystème : transport, énergie, logement, nourriture, … et définit à partir de cette étude des principes d’efficacité énergétiques.

Nous nous rendons donc bien compte qu’avant de devenir une méthode de culture, la permaculture était par-dessus tout une philosophie qui prenait en compte tous les aspects de la société.

La machine fût enclenchée et dans les années 1980, de nombreux étudiants formés par les pères de la permaculture sont devenus des cultivateurs chevronnés à ces nouvelles méthodes, et transmettaient à leur tour leur savoir à travers des associations, des cours, et d’autres projets dans des centaines de pays.

Il fallut attendre le début des années 90’s pour qu’un reportage d’ABC Production vulgarise la permaculture et amène l’information au grand public. Depuis, de plus en plus de particuliers utilisent cette méthode dans leur potager, surtout depuis que les médias parlent beaucoup de réchauffement climatique, d’effet de la pollution et des pesticides sur la santé, …

Les piliers de la permaculture

La permaculture, comme nous l’avons vu répond avant tout à une éthique :

Prendre soin de la Terre, des hommes et créer une richesse suffisamment abondante et partager équitablement les ressources.

Pour commencer, il faut donc rendre la terre fertile, et ce de manière pérenne, c’est à dire en tenant compte de la biodiversité et des écosystèmes. L’idée est simplement d’utiliser des méthodes en accord avec la vie (faune, flore, humaine) car toutes formes de vie est importante. Mais cela comprend aussi une économie d’énergie (énergie fossile, travaux mécaniques et manuels, …).

Chaque élément doit être considéré comme un tout et non pris en compte individuellement, l’approche systémique de la permaculture, créé donc une interconnexion entre les différentes notions d’écologie, d’agriculture biologique, de paysagisme, environnementales (respect des saisons, …).

Les hommes font partie intégrante de la permaculture car cette méthode a pour objectif de répondre à leurs besoins vitaux et contribuer à leur épanouissement.

Enfin, un partage équitable des richesses créées signifie de limiter sa consommation à ses besoins vitaux et ne pas gaspiller, partager le surplus, mais également de se reproduire avec sagesse pour s’assurer que chaque humain puisse subvenir à ses besoins. Certains voient même en ce point une dimension plus que philosophique : une dimension spirituelle !

Une vidéo explicative de la permaculture 

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